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MELIE NDIA DAVID

Quand enseigner devient une seconde façon d'apprendre

Étudiant sortant de 4e année en filière Génie Mécanique, Melie Ndia David occupe au sein du Club Génie Mécanique le poste de Chef Adjoint de la Cellule Formation — une fonction qu'il a récemment illustrée à travers un projet devenu l'un des temps forts de l'année : les ateliers Arduino.

L'idée n'est pas née du hasard, mais d'une conviction portée par le Club GM tout entier : celle que la théorie, aussi solide soit-elle, ne suffit pas à former des ingénieurs réellement opérationnels. Il fallait donc, à travers ces formations, rendre les membres compétents — capables de résoudre de vrais problèmes concrets. C'est cette exigence qui a guidé la construction des ateliers : chaque séance démarrait par un socle théorique, avant de laisser place à la pratique, seule capable de véritablement ancrer les savoirs.

Un projet collectif, porté par toute une cellule

David tient à le préciser avec une humilité qui l'honore : cette réussite n'est pas la sienne seule. Il a travaillé main dans la main avec Fongang Tameye Michelle Joyce, Chef de la Cellule Formation, avec Sokmak Ivan Junior, Chef de la Cellule Projet, mais aussi avec les cellules Logistique et Communication, sans qui l'organisation matérielle et la visibilité de l'événement n'auraient pas été possibles. S'il a été désigné pour dispenser la formation, c'est simplement parce qu'il comptait parmi les membres aux connaissances les plus solides de l'écosystème Arduino — une légitimité technique, avant tout.

Un public ciblé, entre besoin concret et ambition professionnelle

Les ateliers visaient deux profils bien précis : les étudiants dont les projets nécessitaient une implémentation électronique, et ceux qui, plus largement, cherchaient à enrichir leurs compétences en vue du monde professionnel. Un double objectif qui donne à la formation une utilité aussi immédiate que durable.

Et le résultat semble avoir dépassé le cadre de la simple satisfaction polie : au terme des sessions, les apprenants ont spontanément exprimé leur gratitude — la meilleure preuve, selon David, qu'un enseignement a véritablement porté ses fruits.

Crédit photo: Club GM

Le défi silencieux derrière chaque atelier

Interrogé sur la plus grande difficulté rencontrée, David ne pointe ni le manque de matériel ni la gestion de groupe, mais un défi plus subtil : concevoir, à chaque séance, des activités pratiques capables d'explorer toujours plus de fonctionnalités de l'Arduino, tout en respectant scrupuleusement le temps imparti — un exercice d'équilibriste entre ambition pédagogique et contraintes réelles.

Une relève déjà pressentie, sans le savoir

Quant à sa succession, David n'a encore formé personne officiellement — mais il confie, avec un sourire dans la voix, qu'une intuition lui souffle que son ou sa remplaçant(e) se trouve peut-être déjà parmi ceux qu'il a formés. Une manière élégante de rappeler que la transmission ne s'annonce pas toujours : elle se prépare, en silence, bien avant qu'on ne s'en aperçoive.

Il conclut d'ailleurs sur une note aussi drôle que révélatrice de son état d'esprit : "En enseignant, il y a tellement à apprendre que parfois il m'arrive de me demander qui est vraiment l'élève." Une phrase qui résume, à elle seule, l'essence même de la pédagogie qu'il a portée tout au long de cette aventure.

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